Gisement préhistorique de Laugerie Basse

Gisement préhistorique de Laugerie Basse

Situé aux Eyzies, la capitale de la préhistoire, le gisement préhistorique de Laugerie basse, inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, est dominé par un impressionnante falaise calcaire de 60m de haut et 500m de long.

Des fouilles progressives

Les hommes s’y sont succédés depuis 15 000 ans, mais ce n’est qu’en 1863 que les premiers archéologues, pionniers de la préhistoire, ont commencé à fouiller Laugerie Basse. C’est d’ailleurs le Marquis Paul de Vibraye, qui découvrit en 1864, la fameuse « Vénus Impudique de Laugerie Basse« , première statuette féminine découverte en France. Les découvertes s’enchaînent et, en 1865, on découvre un squelette humain dénommé « l’homme écrasé », dont les restes fossiles ont été datés de 15 600 ans.

Il faut attendre 1912 pour que l’abri soit fouillé de manière plus scientifique via une étude stratigraphique du site. Une zone de fouilles sera délimitée, et de nombreux vestiges sont ainsi dégagés.

Plus de 600 objets retrouvés

Il y a en fait deux abris sur le site de Laugerie-Basse :

  • l‘abri classique sur la gauche complétement fouillé et sur lequel des habitations ont été construites
  • l’abri des Marseilles sur la droite et qui garde encore une partie non fouillée (mais visitable) sous les blocs de calcaires effondrés.

Les premiers habitants de Laugerie Basse étaient contemporains des artistes qui ont réalisé les peintures à Font de Gaume, Rouffignac… Seulement, ici, on ne trouve pas de peinture mais plus de 600 objets d’art mobilier ont été retrouvés sur le site.

Aujourd’hui, sur le site, des reproductions des plus belles pièces vous sont présentées, les pièces originales étant dispersées dans les plus grands musées (Musée National de Préhistoire des Eyzies, Bristish Museum, Musée de Berlin…)
Le caractère exceptionnel du site réside ainsi dans la quantité, la diversité et souvent la qualité des oeuvres d’art qui y ont été découvertes pendant des décennies.

Une coupe stratographique très instructive

La coupe stratigraphique mise à nue lors des différentes recherches se présente sous forme d’un « millefeuille ».
Elle permet de comprendre les occupations successives, et nous offre alors une meilleure connaissance de l’homme de Cro-Magnon : son environnement, son alimentation, ses outils, ses techniques de chasse, son art …